5 février 98



À l'unisson


la chair se languit
en une longue attente
le temps s'éternise
s'écoule sous la voûte étoilée
au rythme des pulsations du coeur
battements langoureux
de l'amour qui s'épanouit
enlacements des corps heureux
soupirs des vagues qui bercent la mer

les caresses frôlent l'abîme
les lèvres frémissent
la peau tremble et frissonne
à fleur d'eau
elle gémit lancinante
sous le chant des sirènes
possession voluptueuse
de deux êtres confondus
dans l'étreinte amoureuse

la nuit s'éveille
elle sort de son lit
s'évanouit dans les bras de l'aube
elle abandonne les corps unis
sur la grève sablonneuse
le jour naissant luit
l'aurore se lève radieuse
et de ses premiers feux
sourit à la vie