Le 28 novembre 98


Tristesse d'automne


sans prévenir
voilà que la tristesse
au regard sournois
envahit mon âme
bouleversée
elle semble inconsolable
elle se cache le visage
s'isole avec sa peine
je sens en moi sa langueur
qui me serre le coeur
je la fixe pantois
incrédule
ne sachant que faire
que dire
pour la réconforter
la sortir de sa torpeur
de sa solitude

je lui chante une complainte
rien pour l'égayer
un chant doux
que je fredonne
avec mélancolie
sol la si do
les notes font vibrer dans l'air
les accents déchirants du fado
elle finit par s'endormir
à poings fermés
pendant qu'encore éveillé
je m'interroge inquiet
sur ma destinée
oh mon coeur
te voilà aussi bien attristé
laisse le sommeil
doucement te bercer

*
(Retour à l'accueil)