le ciel constellé enveloppe la terre de sa nuit de son scintillement de joie aux apparences trompeuses combien d'étoiles qui brillent encore au firmament ne sont que les derniers cris d'astres à l'agonie disparus depuis si longtemps souvenirs anciens que refoule la mémoire traces d'étoiles qui s'effacent dans le noir l'enfance tout là-bas au bout de la vie qui tangue et qui chavire dans l'ombre du temps le chemin s'ouvre devant la lune chacun s'accroche à ses rayons lentement le bateau avance il navigue avec prudence dans l'étroit chenal de peur de déchirer sa coque sur une batture ou sur un roc et de sombrer de façon brutale dans les abysses du néant |