22 avril 98


Ton regard

quand tu m'observes du coin de l'oeil
de ce regard si caressant
qui me sourit d'un air moqueur
le soleil rayonne dans mon coeur
il m'envahit et me réchauffe
il entre par une fenêtre grande ouverte
il fait frémir mes entrailles de joie
comme tremblent les feuilles d'un arbre
dans mes deux mains offertes
tu y déposes à foison le bonheur
comme une immense gerbe de fleurs
ta bouche esquisse un rire joyeux
ta voix résonne comme une chanson
mon être te dit combien il est heureux
sous tes gestes tendres et langoureux
tu pénètres au plus profond de moi
jusqu'aux racines les plus secrètes
tes yeux qui reflètent le ciel bleu
m'intimident et me mettent en émoi
comme lorsque l'aube à la lumière rosée
a surpris pour la première fois
nos deux corps entrelacés
au premier éveil de notre amour