11 juillet 98



Toi ma paix

j'embrasse tes paupières
qui se ferment sur tant de secrets
sur ta vie passée
celle qu'en partie l'on oublie
qui subsiste en lambeaux
derrière soi
celle des illusions perdues
des cicatrices et des blessures
des moments de bonheur
bien sûr
mais qui ont peine à respirer
qui ont été étouffés par maintes déchirures

j'embrasse les paumes de tes mains
où s'étale l'itinéraire de ta vie
j'y vois notre point de rencontre
la jonction de nos destinées
qui par un soir d'été
nous ont fait nous rencontrer
j'y vois le bonheur qui se déploie
le long de ta ligne de coeur
nous y marchons ensemble
d'un même pas et d'une même cadence
la route s'allonge verdoyante
nous la prenons sans crainte
main dans la main

j'embrasse ta bouche ardente
celle qui a su faire vibrer mon coeur
celle qui par des mots d'une telle chaleur
a embrasé tout mon être
jusque dans ses recoins les plus cachés
celle qui me dit des mots d'amour
qui ensoleillent chacun de mes jours
celle qui efface les ombres nocturnes
celle qui cicatrise d'anciennes plaies
qui ne dorment que d'un oeil
terrifié je me réfugie tout contre toi
où je retrouve la paix




*
(Retour à l'accueil)