Le 23 septembre 98


Tes yeux sombres

tu as des nébuleuses
au fond des yeux
des galaxies en n'en plus finir
qui s'étendent à l'infini
à la vitesse du son
elles me fixent
m'entraînent
hors de moi
loin de mon univers
aux limites du monde
dans une folle ronde
celle de l'amour
celle du non-retour
plus loin que les lendemains
déjà devenus ceux d'hier
capture ma main
celle que je te tends
qui a tant de tendresse
prends-moi
moi qui me consume de passion
dans la déraison d'un regard
le tien
qui m'a foudroyé un jour
qui m'a retenu
pour toujours
au bord de l'abîme
où j'allais m'engloutir
m'abîmer dans le néant


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