1er mars 98
Terreur enfantine
silence terrifiant
une bourrasque au milieu de la nuit
a d'un coup brusque
fermer la porte des songes
claustration et isolement
on se retrouve dans le noir
sans possibilité d'entrevoir l'espoir
dans un espace inconnu
on marche au radar
on entend des croassements lugubres
de voix qui viennent du passé
dans l'ombre glatissent des griffons
qui crachent des flammes
ils ont resurgi de l'enfance
familiers mais étranges
la mort rôde autour de nous
clapotement d'une eau stagnante
à l'odeur putride
descente aux enfers
des démons nous tirent par les pieds
on se tient aux barreaux du lit
on n'a plus de force et on se laisse glisser
on roule sans fin dans un tourbillon
et l'oeil d'un cyclone nous avale
et nous dévore
on disparaît à tout jamais
dans le feu où dansent hideux
des monstres fourchus
on est en sueur
on n'en peut plus
on se réveille rempli de terreur
le soleil brille sur nos sept ans
on frissonne de peur
rêve effrayant
mauvais rêve d'enfant
dans la chambre règne le calme
les esprits malfaisants
menacés par la clarté du jour
se sont enfuis
on se rendort
réconforté