14 décembre 97

Le tam-tam


le vent en colère rugit
il souffle la giboulée et la froidure
qui se heurtent contre les carreaux
dans tes bras je me réfugie
m'abandonne à la chaleur de ta peau
à la moiteur de ton corps nu
peu importe l'hiver et ses tempêtes
ils se fracassent au-delà de l'horizon
contre la banquise impassible
muette et pensive
dans l'accalmie de ton intimité
tous deux entrelacés
c'est le parfum des étés chauds
ceux sans fin des pays tropicaux
que je respire

te souviens-tu des portes du désert
à Mopti quand arrivaient les caravanes de bédouins
qui transportaient les plaques de sel
aux flancs de leurs chameaux
et plus loin encore
encore plus loin
les dunes brûlantes qui dessinaient
les formes ondulées de ton corps
mon oreille collée à ton sein
j'entendais battre le tam-tam de ton coeur
dont le rythme endiablé faisait chanter le mien

amour tropical
parfumé d'épices
sous le ciel glacial
quel que soit le solstice
je t'aime


*
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