6 février 98
Soleil caressant
réchauffé par le soleil
de plus en plus caressant
le corps sent que l'hiver
lâche son emprise
l'arbre en lui se dégivre
et dans sa ramure dénudée
la sève s'annonce printanière
les cris aigus des sittelles
retentissent jusqu'à l'âme
elle éclate et constelle son firmament
d'étoiles à la démarche lente
d'astres aux joyeuses brillances
tout semble en latence
en convalescence
on prend le pouls de tout ce qui vit
autour de nous
et la vie se remet à battre
de plus en plus fort
elle se fait rassurante
le sang circule dans les veines
le printemps s'en vient
on sent qu'il se ramène
en se prenant par la main
il faut se nourrir d'espoir
car ce n'est pas encore pour demain