24 février 98



Signes printaniers


l'hiver est fatigué
peu à peu il lâche prise
il saute à cloche-pied
tantôt il glisse sur la glace
tantôt il s'éclabousse dans l'eau
l'âme se réchauffe
elle rêve de ses bourgeons
elle entrevoit déjà les beaux jours
le temps de la floraison
celui de ses amours

ton regard dans la nuit
sourire ému qui m'éblouit
tes lèvres vermillon
flambent comme le ciel crépusculaire
qui se consume de passion
caresses soyeuses de tes mains
chaleur intense de ton corps
qui se colle tout contre le mien
notre nuit bascule dans les étoiles
elle s'épuise dans l'attente du matin

le printemps est arrivé
sur le pas de notre porte
quand on s'éveille enlacés
nos coeurs unis le portent
malgré que dehors
aujourd'hui encore
l'hiver nous nargue
de son oeil froid
qui nous regarde
narquois