7 mars 98



Réveil langoureux


l'aube apparaît avec timidité
le front couvert de brume
sur la ville encore enténébrée
des oiseaux tapageurs
annoncent le début de la journée
ils forcent hors de son repère le soleil
qui monte majestueux à l'horizon
et dissipe bientôt de ses rayons
toutes les traces de sommeil

perchée sur une branche du coeur
une fauvette chante avec douceur
à la fenêtre le jour s'annonce beau
le ciel a des reflets bleutés comme l'eau
à mes côtés tu te retires de tes rêves
ton oeil entrouvert parle déjà d'amour
tu me frôles de ta peau de velours
tu déposes ta tête sur mon torse
mon bras comme un collier à ton cou

nos deux vies se nouent en une trame
on se laisse bercer par les caresses
et le temps coule avec insouciance
comme un fleuve au fond de son lit
les chairs se collent amoureuses
l'une contre l'autre presque assoupies
dans cette paresse langoureuse
mes yeux noyés dans ton regard roux
ma mie comme ce réveil est doux