où elle tisse des rêves qui nous laissent songeurs ils se lisent à l'endroit aussi bien qu'à l'envers peu importe leurs sens ils appartiennent à un autre univers celui qui jadis nous fut familier celui des images difformes qui dans notre sommeil venaient nous effrayer celui des visions nocturnes remplies de frayeurs qui nourrissaient derrière les paupières nos cauchemars d'enfant ce sont maintenant des mirages perdus au fond des yeux des images surannées d'une enfance ensevelie par les ans elles réapparaissent parfois réminiscences lointaines d'un temps révolu elles sont parties à la dérive aux quatre vents elles ont perdu de leurs couleurs de leurs significations désormais elles nous fixent sans nous faire peur elles proviennent d'un âge reculé qui nous est devenu presque étranger |