Le 24 septembre 98


Regard silencieux

à l'abri de tes paupières
se cache ce regard
rempli de lueurs diurnes
ces brillances silencieuses
rempli aussi de rêves nocturnes
ces images trompeuses
voilà qu'elles s'envolent au loin
en déployant leurs ailes
sombres et graves
elles projettent leurs ombres portées
sur la terre mise à nu
qui roule dans l'immensité
d'un espace sidéral inconnu
les mots que murmurent
mes lèvres muettes
s'expriment avec ambiguïté
mais ils font des signes
que seul peut comprendre le coeur

la lune s'est perchée sur ton épaule
elle exhibe la joie de ton rire
elle sème tout autour de toi
des rayons d'or et d'argent
qui me mettent en émoi
je voudrais te donner des lacs
où pourrait se mirer ton sourire
mais je ne puis t'offrir que mes mains vides
toutes grandes ouvertes pour t'accueillir
pour te conduire dans la forêt
où l'on pourrait abriter nos amours
nous irons si loin nous cacher
que nous ne saurons pas
s'il fait nuit ou s'il fait jour
enlacés nous ne ferons plus qu'un
comme l'arbre aux branches nouées
nous nous endormirons sur la terre
celle où nos corps se seront tant aimés


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