Le 5 septembre 98


Quand tu pleures

quand tu pleures
tes larmes glissent sur mes joues
ton coeur me chagrine
comme la vue d'un animal blessé
et avec toi je me désespère
je suis impuissant et ne peux rien faire
ma joie s'attriste
je suis comme un pierrot qui sanglote
et je vois tout autour de moi
tout autour de nous
la nature qui s'assombrit
quand le soleil ferme les paupières
sur la solitude de la nuit noire
quand le ciel hurle et croasse
je te vois toi
qui déambules courbée par la souffrance
d'un horizon à l'autre
comme un funambule
qui fait les cent pas
ne sachant où trouver à se consoler

je me vois moi
qui ne tiens plus en place
je marche de la lune au soleil
arlequin dont on se moque
alors que les jours défilent
entre mes deux mains jointes
je voudrais te soulager
souffrir à ta place
pour que tu puisses être heureuse
nous coulons ensemble
au fond du sommeil
pour noyer nos peines
en ignorant et ce qui nous afflige
et l'origine de ce cafard
quand tu pleures
mes larmes coulent sur tes joues
mon coeur en est meurtri
il est aussi triste que le tien
et il ne peut te murmurer à l'oreille
que des mots doux et sereins



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