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Le 26 août 98
Quand tu es venue
tu es venue vers moi
alors que le désespoir m'étreignait
tu as posé ta main sur mon épaule
douce comme l'aube
tu m'as parlé de ton pays
si loin d'ici
où fleurissent les arcs-en-ciel
où chantent les oiseaux du paradis
dans une île perdue
où les vagues indolentes
viennent rafraîchir le sable chaud
tu es venue vers moi
alors que je n'attendais plus personne
vivant dans le crépuscule
à l'ombre des ténèbres
dans la bouche j'avais un goût de soufre
de souffrance
j'avais fermé les yeux
je m'étais enfoui sous les voiles de la nuit
pour ne plus voir le monde
j'avais fait mes adieux à la terre
quand tu m'as pris par la main
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