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le 5 avril 99
Présence intérieure
tu me fixes
ô mon âme
de ton regard triste
enfouie dans l'ombre de l'enfance
tu erres sans but
le long des rives du fleuve
à la recherche d'étoiles
de clairs de lune
perdus au fond des flots
tu cherches des coquillages
lumineux et enchanteurs
sous l'onde étale
tu cherches des étoiles
aux rayons d'argent
des poissons phosphorescents
tu cherches des yeux
qui te souriraient des profondeurs
tu cherches une voix
qui te parlerait avec douceur
tu cherches des bras
qui t'envelopperaient avec chaleur
tu cherches une poitrine
où tu pourrais étancher tes pleurs
personne
tout est silencieux
aucun vent ne siffle
aucun oiseau ne chante
aucun vaisseau sur l'onde ne glisse
seul au fond de toi
se fait sentir cette oppression
ces griffes du noir corbeau
perché sur ton coeur
qui l'enserre de ses morsures
et croasse dans la nuit
il reste là
vigilant
il refuse avec entêtement
de s'envoler et de partir
dans le ciel de l'oubli
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