11 février 98



Ta présence


dans le creux de ta peau satinée
la tendresse s'est blottie
elle partage ton intimité
elle y fleurit comme l'été
elle déploie de ses mains alanguies
des caresses aux tendres voluptés

les mots que prononce ta bouche
dans un doux frémissement
s'échappent de ton âme amoureuse
oracles aux paisibles présages
leur sonorité jette un baume
sur mon coeur toujours inquiet

ton regard éblouissant
disperse les orages
aveugle les étoiles
qui s'éteignent dans le firmament
le jour et la nuit se confondent
en un temps qui nous unit
dans la tranquillité chaude des heures
où s'écoulent nos vies

nous restons muets
vibrants aux mêmes impulsions
dans l'étreinte de la passion
enlacement qui nous fait chavirer
dans la griserie de l'univers diaphane
où notre bonheur revit sans cesse
l'amour du premier jour
à l'abri de toute crainte d'abandon