18 juin 98


Petit matin

le jour brumeux
encore engourdi par le sommeil
se frotte les yeux
ici et là des trous percent le ciel
d'où s'échappent des rayons de soleil
l'âme se fait plus frivole
elle se détend
regarde les oiseaux qui volent
indifférents
elle apprécie la chaleur de l'été
le matin qui s'éveille
qui promet une belle journée

collée à mon flanc
tu fais semblant de dormir
tu attends que je me lève
pour aller faire le café
quand je reviens
tu m'attrapes au passage
et me voles un baiser
cajoleuse tu m'attires dans le lit
et tout au fond de notre nid
tu m'enlaces en riant
on se fait plein de chatteries
et l'on finit en s'aimant


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