23 avril 98


Pas de deux

derrière le silence
s'avouent des mots tendres
personne d'autre
ne peut les entendre
que toi et moi
au coin d'un regard
au détour des gestes
sémaphore amoureux
pas de deux
la lune indifférente
se cache dans l'arbre
son oeil brillant
veiné par les branches
regarde de haut
les amants qu'elle inspire
elle se berce sur l'eau
sourde à nos soupirs
les bourgeons éclatent
le printemps s'installe
déploie ses feuilles délicates
fêtons la nouvelle saison
sarabande lascive
sous les étoiles
été en devenir
promesse de floraison
joie printanière
à la source du rêve
au creux de nos mains liées