| Partir il faudra bien ma mie partir un jour vers ces lointaines contrées où des plages lumineuses bercent de leurs vagues lentes et langoureuses le temps qui passe le temps qui vit des jours heureux au bord de la mer à la couleur sombre à la couleur du crépuscule que parfument les odeurs salines voilà que vient la nuit elle marche en solitaire elle profite de l'apaisement qu'apporte le doux zéphyr pendant que la crête des vagues s'émousse en une blanche écume les étoiles dansent sur les flots y tangue aussi le croissant de la lune qui se déforme et qui se brise pour réapparaître sur une autre lame qui la transporte en déferlant sur le rivage dans un bruissement léger et calme la paix réside là-bas allons la cueillir de nos mains laissons-nous emporter vers ces terres heureuses qui chaque jour voient le soleil se lever sur les eaux émeraude ou bleues laissons ici nos chagrins partons sans attendre demain partons sur les ailes du vent vers ces pays de rêve vers le bonheur et l'enchantement |