3 décembre 97

Parfum de bonheur


la nuit souffla ses étoiles
dès que l'aurore se fit menaçante
elle ferma ses yeux
quitta sans tarder d'un pas vigilant
la voûte cosmique
le soleil fit son apparition
avec majesté
d'un rituel lent il enflamma
de sa lumière l'horizon
il monta de plus en plus haut dans le ciel
en prit possession
chassa avec indifférence
la lune attardée

sa chaleur fondit sur la neige
accrochée aux arbres squelettiques
et les flocons étoilés
disparurent en pleurant
dans mon coeur
au gré de la brise hivernale
qui s'était trompée de saison
qui se berçait chaude et légère
je sentis comme un parfum de fleurs
quelque chose
qui ressemblait au bonheur
cette tiédeur sur ma joue
bien peu de chose
mais comme c'était doux
Marie-Rose


*
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