Le 3 novembre 98


Oppressions


la vie tangue
je m'y cramponne
je m'y enchaîne
pour ne pas tomber
dans l'abîme
mes cris déchirent le ciel
mais ils restent sans écho
des souvenirs me terrifient
que je voudrais oublier
à jamais
ils se cachent dans la nuit
insaisissables
ils me surveillent

alors je cherche ton visage
la douceur de tes yeux
leur tendresse
qui d'un regard amoureux
font disparaître mes oppressions
mes épouvantes
sur ton giron
je dépose ma tête tourmentée
et remplie de cauchemars
quand je m'échoue dans tes bras
ils cessent de me hanter
et derrière ce môle je jette l'ancre
à l'abri de notre amour


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