Le 27 août 98


Mirage

le désert suffoque sous la chaleur
en vain il cherche l'ombre
pendant que l'harmattan
pousse de son souffle brûlant
son troupeau de dunes
aux formes changeantes et mouvantes
il les parcourt de sa main
les faisant frissonner à la moindre caresse
le vent chaud s'élance droit devant lui
où plus loin dans la savane
s'enracinent les baobabs
et les flamboyants à la couleur du sang
la bouche sèche
il veut s'arrêter à une oasis
où des palmiers hauts et fiers
au sud du Sahara
se protègent du soleil
mais plus il s'en approche
plus elle s'éloigne
fausse image d'un mirage
qui crée l'imaginaire réalité du désir
tout comme je vois ton corps sortant de l'eau
qui respire d'une fraîcheur parfumée
pendant qu'agenouillé à tes pieds
je meurs de soif
auprès d'un puits que j'ai rêvé


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