18 février 98
Matin pluvieux
paroles chuchotées
dans le creux de l'oreille
mots caressants et langoureux
enveloppés dans la torpeur du réveil
qu'un souffle chaud transporte
sur ses ailes fragiles
mélodieux murmures aux tons pastel
qui déjà parent le ciel
de sa plus belle aurore
battements précipités des coeurs
sous les lèvres qui se cherchent
poussées par les secrètes impulsions
où se cache en filigrane
la chaleur torride de la passion
frissonnement de la peau
sous la brise cajoleuse
bruissement de l'eau
qui se berce alanguie
en se tenant à l'orée du sommeil
temps à ne pas se lever et à faire le mort
à profiter du moment qui s'étire
on laisse en suspens les corps
à peine dégagés des bras de Morphée
on profite de l'aube pour parler tout bas
au creux de la vague paresseuse
on savoure l'heure encore engourdie
tandis qu'aux carreaux de la fenêtre
doucement tambourine la pluie