Le 4 novembre98


Ma soeur âme


la terre
assombrie par la nuit
se tient en contemplation
immobile
la face tournée vers le ciel étoilé
elle médite
elle fixe médusée
une lune en son plein
qui de sa clarté réjouit
l'entièreté du firmament

âme
ma soeur âme
vois-tu pour moi l'avenir
toi qui viens de nulle part
frêle étincelle
qu'a projetée jadis le big-bang
fragile luciole
invisible à mes yeux
qui s'allume et qui s'éteint
comme un coeur qui bat

c'est en toi
que s'achève mon être
source lumineuse
qui brille dans le noir
en cette méditation nocturne
tu éclaires devant moi les jours
d'une lueur d'espoir
âme
ma soeur âme
ne vois-tu rien venir


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