Le 5 novembre 98


Marche silencieuse


nous ne voyons âme qui vive
et le silence partage l'horizon
la solitude garde les lieux
sous l'oeil fauve du sphinx

la parole n'est pas aveugle
qui murmure des mots amoureux
et l'on se tient dans la pénombre
pour jouir de notre intimité

nos mains se cherchent
et elles se trouvent dans la nuit
elles se parlent et tout est dit
quand l'amour est avoué

nous prenons le même chemin
nous marchons du même pas
en suivant les astres qui nous guident
nous filons la trame de notre destin

nous avançons dans le noir
derrière nos paupières closes
unis dans le même univers
égarés dans la même passion


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