Le 22 septembre 98


Ma nuit

viens ô ma nuit
laisse-toi endormir dans mes bras
je te sais seule dans l'ombre
enfermée dans ta colère
les yeux clos
les poings serrés
tu vas ton chemin
tu marches tous feux éteints
sans lune
sans étoile
tu restes silencieuse
de ce silence lourd
qui déchire l'air de ses cris
violence
tourmente
apaise-toi
appuie contre la mienne ton épaule
oublie pour un moment ta peine
viens te coller à moi
que je dorme avec toi
jusqu'à ce que la paix revienne
et que se lève
clair et beau
un matin nouveau
entre nos mains liées



*
(Retour à l'accueil)