| Le visiteur du Nord quelqu'un vient sous ses pas se lamentent les feuilles plus il s'approche plus son odeur tourbillonne dans l'air on sent la fraîcheur de celui qui est descendu du Nord il respire d'une voix déjà froide et rauque son pas le trahit parce que des vents l'accompagnent il souffle et fait frémir les arbres défeuillés il refroidit les nuits qui se mettent à grelotter il avance par de grandes et rapides enjambées rien ne l'arrêtera pas même le fusil des chasseurs il ne craint rien sans hésitation il continue son chemin il arrive l'automne enveloppé dans ses gerbes de feu il est venu en psalmodiant une marche funèbre il est là avec sa bouche blanche de givre |