Le 10 octobre 98


Le vague à l'âme


l'âme divague
elle se cherche et ne se trouve
impalpable
coté droit
elle est couverte de fleurs
dons de la vie
côté gauche
elle est bleuie d'ecchymoses
empreintes meurtries
tantôt elle a le cafard
le vague à l'âme
tantôt son oeil gaillard
brille de joie

côté cour
elle s'enferme dans sa nuit
côté jardin
elle s'illumine de soleil
elle se loge partout
mais n'habite nulle part
elle envie le coeur
qui bat qui bat
qui dit
je suis là
il est perceptible
on le sent
on entend sa voix

mais elle
diaphane et invisible
elle demeure intouchable
elle nous tend les bras
mais nul ne la voit
qui suis-je
se demande-t-elle
elle ne le sait
et traînant ses peines
et ses joies
elle se blottit souvent là
tout près du coeur
qui bat qui bat


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