les jeunes souvenirs elle trouble la mémoire en lui fermant les yeux de ses mains froides l'âme se colore de l'automne des couleurs sombres du deuil et le crêpe noir voile les statues dans les cathédrales oubliées le glas retentit dans la nuit de son tintement lugubre pour échapper à l'affliction il faut revenir en arrière y retrouver les jardins fleuris qui illuminaient les journées comme les étoiles la nuit ils sont encore là dans le regard qui parfume de leur clarté la rétine on y cherche refuge on tente d'emprisonner le temps dans la cage de nos doigts entrelacés mais comme un oiseau-lyre il nous méduse par sa beauté imprenable il s'échappe de son chant il nous enivre pendant que les jours écourtés s'en vont happés par le vent |