3 juillet 98


L'été

l'aurore aux joues pâles s'éveille
et peu à peu le ciel rougit
en confiant au vent
les mots d'amour
qu'il colporte aux quatre points cardinaux
des mots qui apaisent les coeurs
pris dans la tourmente
lentement les nuages orageux
s'enfuient tout au loin
pour se cacher sous l'horizon
les amants entrelacés
effeuillent la marguerite
en cet été qui nous caresse
de son souffle chaud
des mots lourds de sens
sont prononcés tout bas
du bout des lèvres
en confidence
des promesses sont faites
qui suspendent le temps
dans la tendresse du moment
les corps d'un couple encore timide
laissent libre cours à leurs désirs
ils s'enchaînent l'un à l'autre
ils scellent dans la chair leur union
foudroyés par l'ardeur de la passion



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