Le 20 août 98
Le jardin secret

par les volets entrouverts
à pas feutrés
le soleil s'est introduit
dans la chambre
les reflets pâles de l'aube
courent comme des papillons
sur ton épaule nue
tes yeux se perdent en toi
dans ce jardin fleuri
aux multiples parfums
qui ne me sera jamais
tout à fait accessible

j'en perçois des fragments
des images multicolores
au fond de tes yeux
j'entends l'écho
des chants d'oiseaux
quand tu chuchotes à mon oreille
j'en devine les contours
les sentiers secrets
quand la tendresse de tes bras
m'enserre avec douceur
je me tiens dans l'attente de ton réveil
à l'orée de la forêt
à la frontière de ton coeur
je surveille tes yeux clos
pour saisir au premier instant
dès que tes paupières s'ouvriront
le paysage qui se cache
au fond de ton regard



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