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Le 17 août 98
Le coeur en berne
j'ai le coeur au bord des lèvres
en berne
j'avance avec peine
pas à pas
péniblement
avec ma peine
que le temps est long
à parcourir
les corbeaux
de leurs croassements
noircissent le ciel
je marche au hasard
sans m'interroger
sur la destination
sur la destinée
la fatigue m'écrase
j'avance attristé
sans raison
des accords de guitare
vibrent en n'en plus finir
au fond de moi
l'angoisse m'étreint
il y aura bien un chemin
un point d'arrivée
au bout de cette mélopée
toi qui me tendras la main
je te suivrai
sans poser de question
j'irai me coucher dans les prés
la où le bonheur gambade
libre et en liberté
j'irai là-bas
tout là-bas avec toi
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