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sur les pavées de la cité tu marches dans le désert dans la houle de la foule toi le Touareg aux yeux sombres qui vas sans but bousculé traînant dans ton ombre la misère de ta solitude tu erres parmi les gens pressés qui s'enfoncent dans le gouffre des bouches de métro qui sitôt les gobent dans un tintamarre du diable tu cherches un regard une main tu ne trouves personne tu ne trouves rien que la solitude que ton chagrin tu déambules comme un somnambule que réchauffe le souffle chaud de l'harmattan tu transportes ta souffrance dans le silence des bruits de la ville à la poursuite d'une oasis à la recherche d'un puits Le 22 février 2000
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