2 juillet 98


L'aube

le jour se lève
les rêves s'envolent au loin
du vol léger des phalènes
je retiens mon souffle
je refuse d'ouvrir les yeux
pour prolonger la béatitude
l'ivresse du sommeil
pour demeurer encore envoûté
dans les bras de l'aube
ne rien dire
ne penser à rien
tenter de rattraper les songes
qui endormi m'ont bercé
de leurs folles promesses
je me laisse flotter dans les limbes
nimbé d'insouciance
mais l'aube opaline
aux reflets irisés du matin
s'évanouit à l'apparition du soleil
mes mains s'accrochent à la plage
où je dormais durant mon sommeil
mais la marée me tire par les pieds
impossible de lutter contre le réveil
rien à faire
il faut me lever




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