des arbres dans leur splendeur font miroiter leur feuillage de reflets d'or pendant que les érables en feu se parent de leurs feuilles couleur de braise qui avant de mourir se crispent sous les flammes feuilles feuilles mortes elles tombent elles sont tombées semant derrière elles la désolation puis poussées par le vent elles s'envolent elles se sont envolées à tire d'aile comme les derniers oiseaux de la saison partout des branches nues tendent vers le ciel leurs bras orphelins seuls restent intacts les conifères prêts à affronter le froid la neige et l'hiver on sent s'écouler le temps qui devant lui chasse sans pitié et les fleurs et leurs parfums et l'été il nous frôle en passant il laisse sur la peau quelques rides et au fond de l'âme un air de blues un voile de spleen |