La marche du temps
on a les pieds lourds nos pas résonnent sur le sol nos épaules à l'horizon se courbent on se met en apesanteur on s'enfonce dans le rêve à la recherche de l'éternité la voie se fait lactée le sentier étroit on chemine lentement pour éviter le réveil on se met la tête sous l'oreiller on retient nos songes on reste songeur là-bas déjà on arrive au bout de la nuit les bruits du jour retentissent assourdissants pendant quelques instants avec force on retient le temps en vain il continue sa marche intemporelle il nous tient il nous tient par la main |