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Le 25 août 98
La fuite
on voudrait partir
n'importe où
pourvu que la peine
reste derrière nous
mais elle s'accroche
et on la traîne
bien malgré nous
elle est là depuis si longtemps
qu'elle a pris racine
comme une fleur de malheur
qui fleurit à même le coeur
on ne peut l'enlever
sans mourir avec elle
elle est notre destinée
notre compagne fidèle
qui nous tourmente
et qui nous suit
toujours et sans répit
sans que l'on puisse
pour de bon en finir
sans que l'on puisse
à son insu s'enfuir
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