emprisonnant ma solitude à double tour tu as glissé la clef sous le paillasson oh mon âme et tu es partie en sifflotant laissant mon cœur accablé lui qui broie du noir qui ne voit que des ciels gris qui poursuit ses lamentations ses jérémiades tu t'es sauvée en l'abandonnant dans son face à face le laissant à sa peine lui qui refuse de sortir au grand jour de s'ouvrir comme une fleur au soleil et qui s'apitoie sur son sort tu t'es défilée pour profiter de l'automne de ses derniers jours ensoleillés tu as laissé derrière et les regrets et les remords tu vas devant la mine radieuse profitant au jour le jour de ces heures merveilleuses qu'apporte la vie toute ton âme s'en réjouit tu es ravie et d'humeur joyeuse il sera bien assez tôt ce soir pour revenir au logis y retrouver mon cœur qui à ton arrivée tu le sais sera fou de bonheur |