11 décembre 98


Joyeux réveil

réveillé en sursaut
j'ai ouvert les paupières
toutes grandes
et d'un seul coup
néant
la nuit s'est effacée
je ne sais où elle est allée
elle a disparu
elle s'est défilée
sans que je la vois
à travers les rues
emportant ses étoiles
sa lune ronde
son silence
son voile sombre
mes rêves aussi
motus et bouche cousue
dont je ne me souviens plus

au même moment
le jour sans crier gare
m'est apparu
éblouissant et lumineux
d'un bond il a plongé
au plus profond de mes yeux
avec dans les siens
tout plein de couleurs
celles d'un arc-en-ciel
coloré de mille bonheurs
promesses de la journée à venir
qui me regarde avec tendresse
qui me fait don d'un sourire
la joie rayonne sur son front
il ne me reste qu'à l'accueillir
au creux de mes bras
qu'à m'empresser de la cueillir
avant son trépas