13 mars 98
Froufrou printanier
j'ai dans la tête tout un printemps
même si l'hiver refuse de foutre le camp
ce n'est pas le vent léger dans les feuillages
c'est plutôt comme le froufrou d'une robe
qui va et vient tout autour de moi
qui transporte avec elle le beau temps
laisse traîner le long de son passage
des parfums capiteux et enivrants
qui flottent dans l'air en suspens
comme si des merles et des pinsons
se posaient aux branches des arbres
pour chanter l'arrivée de la belle saison
j'ai dans la tête tout un printemps
lourd de bourgeons et de promesses
tes lèvres sensuelles sont en fleur
qui sur les miennes déclinent le bonheur
à tous les temps passés et présents
être heureux exige si peu de choses
un bouquet de quelques roses
deux regards qui se croisent complices
des corps qui dans l'ombre s'unissent
des mains qui caressent des peaux frémissantes
pour se parler sur tous les tons d'amour
des têtes remplies de frissons printaniers