2 février 98



Frôlement


frôlement des lèvres
contre la joue
souffle chaud de la vie
qui soupire au creux du cou
valse languide
des doigts sur la peau
rythme lascif du désir qui fleurit

parfum capiteux
de la chevelure bouclée
qui vagabonde sur la poitrine
frisson
langage du corps qui se donne
qui capitule
qui conjugue le bonheur
sans mot dire

frémissement de l'être
au plus profond de ses racines
bourgeonnement de la joie
au faîte de l'arbre
les coeurs sont en fête
s'enfouissent au plus profond des mers
pour resurgir dans les cieux

regards qui se croisent
attente heureuse
les yeux dans les yeux
les lèvres qui se touchent
vibrantes de passion
vertige de l'âme
dans un ultime abandon