Le 11 août 98
Frayeur d'enfant

un cri perçant
a tout d'un coup
réveillé la nuit
les arbres tremblent
frémissement des sens alertés
le regard cherche
dans la noirceur
les racines de l'effroi
pourquoi ce cri
pourquoi cette peur
si soudaine et imprévisible
qu'elle laisse l'air surpris
dans un espace sans bruit

l'animal est en attente
il fait le mort
il flaire le danger
il craint le pire et n'ose bouger
ici le silence règne partout
là dans le ciel indifférent
les étoiles filantes s'émiettent
dans des gerbes de voeux
tout semble bien en ordre
la frayeur s'en est allée
comme elle était venue
et la forêt tout doucement
a refermé les yeux



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