dans les rues bruyantes de la ville les gens pressés s'entrecroisent sans se regarder sans se parler ils ignorent le soleil qui entre les gratte-ciel se retire au couchant en faisant miroiter sur les tours de verre les couleurs spectrales du crépuscule arc-en-ciel éphémère qui disparaît avec la nuit les étoiles au-dessus de la cité envahissent les cieux elles poussent les horizons aux frontières de l'infini elles balisent les limites des regards qui se perdent dans un tissage de rêves les paupières se referment pour emprisonner les songes dans leur propre univers crépusculaire là où les gens sont unis entre eux par les mêmes inquiétudes par les mêmes espérances par la même destinée |