Le 28 mai 99
Fin de jour

laissons agoniser le jour
à l'orée du bois
au chant des hirondelles
alors qu'avec lenteur
dans tes yeux se noie le ciel
nos corps amoureux
se retrouvent au couchant
dans les lueurs crépusculaires
réverbération de la mer
sur le feu de ta peau
nos mots s'entrelacent
dans les ondulations du vent
mes mains s'insinuent
dans ta crinière sauvage
d'animal fougueux
et nous renversons le monde
qui tourne et qui chavire
nos regards se perdent dans l'espace
où naissent peu à peu les étoiles
nous laissons partir à la dérive
notre navire démâté
pour aller plus loin que l'horizon
aux confins de nos espoirs
laissons-nous ainsi mourir
dans un dernier cri de passion
amour de mes rêves
dans un ultime frisson
rêve de mes amours



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