laissons agoniser le jour à l'orée du bois au chant des hirondelles alors qu'avec lenteur dans tes yeux se noie le ciel nos corps amoureux se retrouvent au couchant dans les lueurs crépusculaires réverbération de la mer sur le feu de ta peau nos mots s'entrelacent dans les ondulations du vent mes mains s'insinuent dans ta crinière sauvage d'animal fougueux et nous renversons le monde qui tourne et qui chavire nos regards se perdent dans l'espace où naissent peu à peu les étoiles nous laissons partir à la dérive notre navire démâté pour aller plus loin que l'horizon aux confins de nos espoirs laissons-nous ainsi mourir dans un dernier cri de passion amour de mes rêves dans un ultime frisson rêve de mes amours |