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Face lunaire
tu es là à m'épier ton oeil de chat luit dans le ciel perdu parmi les étoiles agate brillante au reflet froid tes cils de nébuleuses entourent un regard veule lune sournoise tu te caches dans la nuit tapie dans l'ombre celle d'un animal au pelage moiré qui vient dans le sommeil me hanter griffon ou chimère figure hideuse tu crains la lumière tu caches ton visage derrière les épais nuages dans le noir tu te terres troublant mon âme jusqu'au moment où enfin je m'éveille le corps effrayé les os gelés le coeur tremblant de peur je regarde par la fenêtre tu as disparu me laissant seul avec mon cauchemar pendant que l'aube aux douces joues caresse le jour qui lentement se lève en ouvrant sur moi ses yeux remplis de tendresse |