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le 13 avril 99
Et si l'on partait
et si l'on partait
là-bas au loin
là où sont enchaînés les vents
où le ciel est sans colère
là-bas au loin
derrière l'horizon
là où sont ensevelis les cris
les bruits
là où la voûte d'azur étale sa main
le soleil brillant à son doigt
et si l'on partait
vers ces lieux sans histoire
là où la vie s'écoule heureuse
sans guerre et sans dispute
là-bas au loin
à l'autre bout du monde
celui qui reste inconnu
que l'on ne peut aborder qu'en rêves
là où le temps reste en suspens
dans un silence enchanteur
et si l'on partait
là où l'on ne peut se parler qu'en images
remplies de couleur
remplies de douceur
là où les poissons chantent
là où les oiseaux sourient
là où les gens se comprennent
dans la paix des regards
qui se perdent dans les ruisseaux
aux rives fleuries
et si l'on partait
dis-moi
et si l'on partait
au loin là-bas
pour toujours
à jamais
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