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le 9 avril 99
Et passe le temps...
le temps reste là
à nous regarder passer
éternel présent
sourire effacé
fleurs éphémères
qui bientôt seront fanées
écho qui se noie
dans l'espace infini
où se perd le silence
cri d'oiseau qui retentit
dans l'ombre de la forêt
quand l'oeil est sans givre
morsure d'amour
qui au matin disparaît
laissant sur le coeur
le parfum capiteux
d'une rose endormie
instant qui passe
sans laisser de trace
le temps de s'éveiller
et le jour s'en est allé
déposant dans la main
l'espoir fragile
d'un autre lendemain
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