23 mai 98


L'été enchanteur

le visage bronzé par le soleil
l'été attendu est enfin arrivé
un engoulevent s'est perché
tout au sommet du vieux chêne
la chaude saison encore toute jeune
se blottit à la brunante dans la fraîcheur
elle a ramené les cris des hirondelles
qui se cachent dans les feuillages
l'indolence incite les chardonnerets
à chanter leurs mélodies joyeuses
pendant que vocalisent avec peine
les parulines au plumage azuré
bien à l'abri sous une épaisse ramée

l'été se pare de rouge vermeil
sur les lèvres de ta bouche sensuelle
au plus profond de tes sombres yeux
le jour estival se reflète tellement bleu
de celui de la mer et de celui des cieux
le vent soulève ta fine chevelure
qui effleure et caresse mon visage
tu me charmes de tes airs séducteurs
faisant mine de ne pas remarquer
que sous ma réelle candeur
tu me troubles comme un adolescent
tu enflammes de tes gracieux attraits
ma passion et l'ardeur de mes sens

tu remets tes robes légères
celles qui te moulent tellement bien
celles qui te découvrent si peu
mais qui font naître en moi le désir
de ma voix je tente comme les oiseaux
de te chanter mon chant le plus beau
je cherche à nouveau à te conquérir
à te faire la cour et à te séduire
à t'embrasser comme au premier jour
à te mettre à nu comme la première fois
pour te redire que je suis à toi
que tu seras pour toujours
mon seul et mon unique amour