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L'été enchanteur
le visage bronzé par le soleil l'été attendu est enfin arrivé un engoulevent s'est perché tout au sommet du vieux chêne la chaude saison encore toute jeune se blottit à la brunante dans la fraîcheur elle a ramené les cris des hirondelles qui se cachent dans les feuillages l'indolence incite les chardonnerets à chanter leurs mélodies joyeuses pendant que vocalisent avec peine les parulines au plumage azuré bien à l'abri sous une épaisse ramée l'été se pare de rouge vermeil sur les lèvres de ta bouche sensuelle au plus profond de tes sombres yeux le jour estival se reflète tellement bleu de celui de la mer et de celui des cieux le vent soulève ta fine chevelure qui effleure et caresse mon visage tu me charmes de tes airs séducteurs faisant mine de ne pas remarquer que sous ma réelle candeur tu me troubles comme un adolescent tu enflammes de tes gracieux attraits ma passion et l'ardeur de mes sens tu remets tes robes légères celles qui te moulent tellement bien celles qui te découvrent si peu mais qui font naître en moi le désir de ma voix je tente comme les oiseaux de te chanter mon chant le plus beau je cherche à nouveau à te conquérir à te faire la cour et à te séduire à t'embrasser comme au premier jour à te mettre à nu comme la première fois pour te redire que je suis à toi que tu seras pour toujours mon seul et mon unique amour |