Le 2 octobre 98


État d'âme


l'oeil de ma fenêtre
s'ouvre sur la grisaille
novembre s'est installé
avec ses chants funèbres
alors qu'au fond de mon âme
les jours joyeux se défilent
me laissant à l'abandon

je me sens en peine
en deuil des soleils lumineux
on m'a dépouillé de mon jardin
aux couleurs chatoyantes
aux parfums enivrants
on en a fermé les grilles
sur un tapis de feuilles mortes

la nature s'est mise à nu
et je n'ai plus le coeur à chanter
les oiseaux se sont tus
et dans le silence qui attriste l'air
on entend la plainte de la pluie
elle tombe lente et monotone
et me berce de sa mélancolie


*
(Retour à l'accueil)