s'ouvre sur la grisaille novembre s'est installé avec ses chants funèbres alors qu'au fond de mon âme les jours joyeux se défilent me laissant à l'abandon je me sens en peine en deuil des soleils lumineux on m'a dépouillé de mon jardin aux couleurs chatoyantes aux parfums enivrants on en a fermé les grilles sur un tapis de feuilles mortes la nature s'est mise à nu et je n'ai plus le coeur à chanter les oiseaux se sont tus et dans le silence qui attriste l'air on entend la plainte de la pluie elle tombe lente et monotone et me berce de sa mélancolie |